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                                                                                                                                                                                                                                       souvent mes clients me demandent pourquoi leur cheval n'est que 2ième alors que tous les paramètres sont bons ? !!                                                                                         voici une réponse ...                                                                                                                                                                                 

La constitution psychique du cheval

les bases :

Aujourd’hui la question que le cheval se pose en voyant un homme approcher est : confort ou inconfort ? car il y a été conditionné.                                                                  

Au premier contact avec l'homme : sa question a été prédateur ou non ?

Au fil des générations l'etre humain a sélectionné les géniteurs de "bon caractère" pour en avoir une facilité d'exploitation optimale (hormis pour le rodéo ).

Ainsi les chevaux tout venant ont un caractère facile , les rebelles ont souvent une histoire ou des capacités sportives justifiant le maintien de leur lignée.

la capacité à communiquer du cheval :

elle existe , c'est un animal de troupeau hierarchisé capable de s'exprimer.

Au naturel,les chevaux se comprennent d'un regard, d'un tremblement de peau ou d'un souffle, c'est un langage instinctif et appris par la mère puis par le troupeau ; un code ancestral qui est transmis grace à la fine capacité à communiquer de cet animal .

l'intelligence du cheval :

Le cheval a de la mémoire , tout le monde le sait mais quid de son intelligence ?

Sa capacité d'analyse est Binaire.

Au début  du dressage:

Le cavalier dresseur joue sur le confort que recherche l'animal pour le dresser ; le cheval interprète la gestuelle , les aides.

Si le cheval au début se bute, il assimile les aides par la suppression de celles ci après exécution partielle ou totale du mouvement.

La dépendance du cheval au confort lui donne la capacité à anticiper la chronologie des événements , et l'intention du cavalier est  d'executeé  à peine la demande formulée.Certains chevaux lisent dans les pensées de leur cavalier (cf article sur l' équipathie le cerveau relié  au bassin par le Lcr).

L'interface relationnelle cavalier cheval  est binaire  :

- réception de l'ordre = inconfort =exécution du mouvement.

-arret de l'ordre = confort implique l'arret d'exécution du mouvement.

Ce mode binaire est simple à traiter et permet d’enchaîner  rapidement plusieurs informations successives.

La capacité d'analyse toujours binaire devient prospective : le cheval se demandant ce qui va lui etre demandé afin d'éviter tout inconfort.

Si bien qu'au final tout devient très simple pourvu qu'on ait respecté ce processus et veillé à respecter ce qui suit :

Les effets toxiques de la relation avec le cavalier :

Le dressage est un exercice psychique.

Les capacités naturelles d'un cheval à fournir un exercice physique sont acquises par sa morphologie et sa musculature, mais sa capacité à intégrer le langage corporel complexe (association aides voix  etc..)demeure un véritable jeu de devinette sollicitant en permanence son instinct de communication basé sur confort / inconfort.

Arrivé un stade du dressage, "il ne lui manque que la parole".

En effet ,bon nombre de chevaux « dressés » anticipent ou comprennent et exécutent avant que nous les ayons formulés nos souhaits, c'est la compréhension du langage corporel;Ils se libèrent de la contrainte imposée par le cavalier ou en cours d'élaboration.

C'est la raison pour laquelle le maintien d'une contrainte alors que l'ordre est exécuté engendre le désapprentissage et le blocage psychique.

Les jeunes chevaux au débourrage accumulent un nombre de blocages psychiques bien plus importants et superficiels qu'un athlète équin en compétition, c'est l'apprentissage du langage corporel qui en est la cause . L’aide est une restriction de liberté qui engendre un mouvement voulu ; le temps de cet apprentissage la restriction de liberté sera répétée plus ou moins intensément à chaque leçon.

Le conflit au dressage amplifie la difficulté d'exécution , le filtre relationnel est saturé et la contracture en opposition de mouvement s'installe.Si bien qu 'il est primordial de laisser un "temps mort" après chaque réalisation de mouvement.Sinon le cheval se précipite ou reste confus.

La compétition est un exercice émotionel

Certains chevaux évoluant à un haut niveau de compétition ont des blocages psychiques malgré l’excellente connaissance de leur métier. Sans être pour autant épuisés, ils sous-performent du fait qu’ils ne recoivent pas ce qu’ils donnent .Ce seront des champions furtifs. Il s’agit alors de chasser la fatigue mentale engendrée par l’épreuve sportive et de fournir l’élément essentiel manquant à la psyché qui se délite doucement .C'est le filtre émotionnel qu'il faut "décrasser" .

Le cheval a besoin d'une reconnaissance quasi - théatrale, on en revient à la gestuelle et au mode de communication du troupeau.

Tout effort physique engendre des toxines, l'effort mental est générateur de toxines qui se symptomatisent par de la mauvaise humeur, des tics, une attitude dépressive , une sous performance etc...

Se débarrasser des comportements toxiques est primordial pour assurer le maintien de la performance et de la bonne entente.

Le déblocage psychique d'un cheval est réalisable, l'évacuation de la fatigue mentale aussi pourvu qu’on en ait conscience...

Chaque cheval a sa propre constitution et son vécu qui fait qu’il est sensible à une forme de langage émotionnel et non plus corporel ; c’est ce langage que le bon praticien devra décoder pour libérer entièrement l’athlète ou le jeune débutant et le préparer aux épreuves à venir.

Mens sana in corpore sano

L'intervention d'un troisième élément spécialisé dans le couple cavalier/cheval est enrichissant dans la mesure ou il est capable de faire le point complet sur la locomotion, la relation puis l'émotion.

Merci à Bernard Gossoin pour la photo.

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Alexandre Chichery